La délicieuse Portugal : une ville médiévale aux murs blancs - otdih.pro

Obiduš : un conte portugais dans des murs blancs, où le temps s’est arrêté au Moyen Âge

Obidouš n’est pas une attraction touristique, mais un véritable village médiéval situé à l’intérieur de murailles. Ses habitants se souviennent encore de l’apparence de la ville il y a cent ans. Découvrez pourquoi les pèlerins achètent ici du liqueur de cerise, et ce qui se cache dans le château au sommet de la colline.

Les Portugais appellent Obiduš la “Troïe portugaise” – non pas en raison de sa résistance, mais parce que le temps semble s’y être arrêté au XVe siècle. Les petites maisons blanches aux portes jaunes, les rues étroites pavées de cailloux, larges de seulement deux personnes, le château qui domine encore la ville… Ce n’est pas une reconstitution, mais un musée vivant où les gens mangent, dorment et travaillent. Obiduš se trouve à 85 kilomètres au nord-ouest de Lisbonne ; c’est l’un des rares endroits en Europe où l’on peut toucher les murs d’une époque où Colomb n’était encore qu’à la veille de son voyage.

Pourquoi Obiduš est-il surnommé “la fiancée des rois” ?

L’histoire d’Obiduš ressemble à une tragédie de l’aristocratie portugaise. En 1282, le roi Denis Ier offrit la ville à sa fiancée Isabelle en cadeau de mariage – une pratique inhabituelle, mais qui devint une tradition au Portugal. Chaque roi offrait Obiduš à son épouse. La ville resta la propriété des femmes jusqu’au XVIIIe siècle, et ceci la sauva d’une certaine manière : les villes royales disposaient de fonds suffisants pour leurs réparations, mais pas pour une reconstruction complète. Ainsi, l’agencement urbain, les murs {GOOGLE=39.3598,-9.1563}, même le système d’approvisionnement en eau restèrent inchangés.

Les murs d’Obiduš {GOOGLE=39.3598,-9.1563} s’étendent sur 1564 métres le long du sommet de la colline et sont encore en très bon état aujourd’hui. Les touristes sont autorisés à se promener sur leur partie supérieure ; il s’agit d’une randonnée tranquille d’environ 30 à 40 minutes, depuis laquelle on peut admirer toute la ville, ainsi que la vallée jusqu’à l’océan.

Le château et sa vie après la fin du féodalisme

Le château d’Obiduš, au sommet de la colline, dominant les maisons blanches du village ; vue sur la vallée
Le château d’Obiduš est aujourd’hui un hôtel, mais sa structure reste authentique du XIIIe siècle. La nuit y coûte entre 150 et 200 euros.

Le château d’Obiduša {GOOGLE=39.3606,-9.1552} se dresse dans la partie nord de la ville ; il s’agit aujourd’hui non plus d’une structure défensive, mais d’un hôtel. En 1955, le château a été transformé en pousada publique portugaise, et aujourd’hui, la nuit dans l’une de ses chambres coûte entre 150 et 200 euros. Cependant, il est possible de le visiter gratuitement : son architecture du XIIIe siècle est authentique, sans aucune tour factice. Dans la cour intérieure du château, les criminels étaient autrefois exécutés ; aujourd’hui, on y trouve un restaurant avec une vue sur la vallée.

Si vous n’êtes pas prêt à payer pour passer la nuit dans le château, vous pouvez consacrer 30 minutes à visiter la cour et à monter sur les remparts situés à proximité : c’est gratuit et vous permettra de comprendre pleinement la structure de cette forteresse du XIIIe siècle.

L’ginjinha : un mythe touristique ou une boisson réelle?

L’ginjinha est un liqueur de cerise fabriqué à Obiduša depuis le XVIe siècle. La légende raconte que les moines d’un monastère local l’ont créé par hasard en cherchant un moyen de conserver les récoltes de cerises. En réalité, il s’agit simplement d’un liqueur sucré et fort (17-20 % d’alcool) contenant de la pulpe de cerise, macérée dans de l’alcool et des épices. Son prix dans les boutiques touristiques est d’environ 8 à 12 euros la bouteille de 0,5 litre. Les habitants locaux se moquent du fait que les touristes achètent ce produit à bas prix pour l’offrir en cadeau, plutôt que parce qu’il a un goût exceptionnel.

Où boire de l’ginjinha? Au café « A Ginjinha » {GOOGLE=39.3598,-9.1562}, situé sur la rue principale (Rua Direita). Un verre de 50 ml coûte entre 2 et 3 euros. On le boit dans une tasse en chocolat : le chocolat fond sous l’effet de la chaleur du liqueur, ce qui rend la tasse comestible. C’est un peu touristique, mais amusant.

Promenade dans les rues : qu’y voir et où trouver quoi

La rue principale d’Obiduša, la Rua Direita, ne mesure que 200 mètres de long, mais elle est entièrement remplie de boutiques vendant de la poterie, des robes, des livres… et bien sûr, de l’ginjinha. Les prix y sont étonnamment élevés pour une petite ville portugaise : une tasse en poterie coûte entre 10 et 15 euros, une robe tissée localement entre 40 et 60 euros. Cela s’explique par le fait que l’économie de la ville repose principalement sur le tourisme.

L’église Santa Maria {GOOGLE=39.3589,-9.1545}} se trouve également sur cette même rue. À l’intérieur, on peut admirer des carreaux de faïence azuléjos du XVIe siècle ainsi qu’un autel réalisé par le peintre local José Mertes, qui a représenté la Vierge Marie vêtue dans les costumes locaux. L’entrée est libre, mais les portes peuvent être fermées à midi.

Le restaurant « Alcaide » {GOOGLE=39.3595,-9.1548} est situé au coin de la rue principale. Le menu propose du poisson grillé portugais (14-16 euros), du poulet aux gingembres (9 euros) et des salades avec du fromage de chèvre (8 euros). Les tables sont installées en plein air ; l’atmosphère est touristique, mais la cuisine est sincère. Des touristes ainsi que des habitants locaux y déjeunent fréquemment.

Informations pratiques : comment se rendre et quoi savoir

Obiduš se trouve à 85 km au nord-ouest de Lisbonne. Pour vous y rendre :

— En bus : la compagnie Rede Expressos propose des liaisons depuis le terminal routier Oriente de Lisbonne jusqu’à Obiduš, avec un temps de trajet de 1 heure et 15 minutes. Le billet coûte entre 8 et 10 euros. Les horaires sont les suivants : 8:00, 10:30, 13:00, 15:30, 17:30 (à confirmer sur le site redexpresos.pt). Le bus s’arrête au pied de la colline ; il faut ensuite 5 minutes à pied pour atteindre les portes de la ville.

— En voiture : la location d’une voiture à Lisbonne coûte environ 25 euros par jour. Pour se rendre à Obiduš, utilisez les routes IC2 et IC9. Les coordonnées GPS sont {GOOGLE=39.3598,-9.1563}. Il est interdit de se garer à l’intérieur des murs de la ville (les rues y sont trop étroites), mais il existe un parking gratuit près des portes de la ville.

— Pour des visites guidées depuis Lisbonne : les agences de voyage proposent des excursions de 8 à 10 heures dans Obiduš et les villes voisines (Nazare, Batália) pour un prix de 35 à 50 euros, incluant le transport, mais sans guide parlant russe.

Horaires d’ouverture des magasins et des musées : la plupart sont fermés à midi, de 13:00 à 15:00. Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 10:00 à 13:00 et de 15:00 à 19:00. Certains magasins restent ouverts à midi, mais souvent avec une interruption. Les guichets de l’église Santa Maria et des musées peuvent également être fermés occasionnellement ; n’hésitez pas à demander informations au centre d’information {GOOGLE=39.3597,-9.1565} situé à l’entrée de la ville (à gauche des portes principales).

Quand venir : mai-juin et septembre-octobre sont les meilleurs mois. En été (juillet-août), la ville est bondée de touristes, les prix sont plus élevés et les températures peuvent atteindre 28-30 degrés. En hiver (décembre-janvier), il peut pleuvoir, mais la ville est alors remplie d’habitants locaux et l’atmosphère y est authentique.

Ceci est à savoir avant votre voyage

Église Sainte-Marie à Obiduš, façade décorée de carreaux portugais azulejos, architecture médiévale
Église Sainte-Marie du XVIe siècle située dans la rue principale ; à l’intérieur, on trouve des azulejos authentiques ainsi qu’un portrait de la Vierge Marie vêtue à l’espagnole, réalisé par l’artiste José Mertes.
  • En 1755, un tremblement de terre a détruit une grande partie d’Obiduš, mais la ville a été reconstruite selon ses plans originaux ; ainsi, son plan médiéval est resté intact.
  • Obiduš est l’une des villes les plus photographiées du Portugal : des scènes du film hollywoodien « L’Aigle de la 9e légion » (2011) y ont été tournées, et la ville a servi de décor pour la Bretagne romane dans ce film.
  • Selon le magazine National Geographic (2019), les murailles d’Obiduš font partie des 10 meilleures fortifications médiévales d’Europe qui n’ont jamais été endommagées par des guerres destructrices.
  • Obiduš fait partie de la liste des 12 villages historiques du Portugal ; cela signifie que l’État assume une responsabilité financière pour la préservation de son patrimoine architectural.
  • Lors du festival « Festa da Chocolate » (généralement en mai-juin), toute la ville est décorée de chocolat : les murs, les portes et les fenêtres sont littéralement recouverts d’installations en chocolat. Il s’agit d’une fête réelle, à laquelle des gens venus de villes voisines se rendent en grand nombre.

Villes voisines d’Obiduš : que voir en une demi-journée

Obiduš est située sur la route entre Lisbonne et la côte. Si vous avez plus de temps, n’hésitez pas à ajouter des visites supplémentaires :

— Nazaré {GOOGLE=39.5930,-9.0763} (à 25 km à l’ouest) : réputée pour ses vagues géantes (jusqu’à 30 mètres en hiver) et pour la pêche. Plage, terrasse d’observation, musée des vagues. Une journée sur la plage, un dîner de poisson grillé, puis retour à Lisbonne.

— Batalha {GOOGLE=39.6633,-8.8247} (à 30 km à l’est) : Le monastère de Batalha (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, 1388) est l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture gothique portugaise. Entrée : 10 euros. Visite photographique complète : 2 heures.

— Alcobaca {GOOGLE=39.6478,-8.9777} (à 35 km) : Le principal monastère du Portugal, où sont enterrés le roi Pedro Ier et sa maîtresse (leur histoire est plus tragique que n’importe quel roman). Entrée : 10 euros. Le guide est disponible en portugais et en anglais.

Si vous avez toute la journée, vous pouvez suivre ce itinéraire : Lisbonne → Obidos (2–3 heures de promenade) → Nazaré (dîner) → Batalha (nuit) → Alcobaca (matin) → Lisbonne (soir). C’est ce qu’on appelle la « côte d’Éstremadure », et c’est un itinéraire idéal pour ceux qui ne veulent pas dépendre des agences de voyage.

Conseil final : quand et comment visiter Obidos

Arrivez à Obidos tôt, entre 8 et 9 heures du matin, avant les visites organisées en bus. La ville se réveille lentement ; les magasins ouvrent à 10 heures, mais les murailles, les rues, le château et l’église sont toujours accessibles. Vers 14 heures, la ville sera pleine de groupes de visiteurs venus de Lisbonne, et il deviendra plus difficile de prendre des photos. Si vous arrivez en journée, allez faire une promenade le long des murailles (30–40 minutes) ou dans le village voisin de Ferreiro, jusqu’à Zézere {GOOGLE=39.3755,-9.1689} (à 5 km), un endroit peu fréquenté par les touristes.

Obidos ne se visite pas en une seule journée, mais plutôt sur plusieurs heures, en prenant son temps. Ne vous précipitez pas pour prendre des photos des maisons blanches ; asseyez-vous dans un café, buvez du café portugais (1,5–2 euros l’espresso), écoutez la langue portugaise et imaginez à quoi ressemblait cet endroit lorsque la future reine arrivait ici en litière, escortée par une garde.

Promenade le long des murailles d’Obidush, vue sur la ville et la vallée, des touristes marchent le long des murs en pierre
La promenade le long des murailles de la ville est autorisée : il s’agit d’une balade tranquille de 30 à 40 minutes à une hauteur de 40 métres, avec une vue sur la vallée jusqu’à l’océan.
La Rua Direita, la principale rue d’Obidush : une route étroite pavée de cailloux, des boutiques vendant de la poterie et des souvenirs, des portes jaunes et bleues des maisons La Rua Direita est la principale rue d’Obidush. Longue de seulement 200 métres, elle est entièrement bordée de boutiques touristiques proposant de la poterie et du liqueur. Les prix y sont plus élevés qu’ailleurs au Portugal, car la rénovation des maisons y est coûteuse.
Le liqueur de cerise portugais, le ginjinha, servi dans des petits verres en chocolat, une boisson traditionnelle d’Obidush Le ginjinha est un liqueur de cerise du XVIe siècle, servi dans un petit verre en chocolat comestible. Un verre de 50 ml coûte entre 2 et 3 euros ; il s’agit d’un produit touristique, mais il est vraiment délicieux.

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