Immigration en Italie et impôts : un guide complet - otdih.pro

Immigration en Italie : permis, visas et impôts italiens

L’Italie, avec son héritage culturel unique, sa cuisine riche et délicieuse et le haut niveau de qualité de vie qu’elle offre, attire de plus en plus d’immigrants. Le pays met en œuvre des programmes actifs pour attirer des spécialistes qualifiés ainsi que des « retournants » qui bénéficient de réductions fiscales avantageuses. Entre 2024 et 2026, de nouvelles quotas d’immigration ont été instaurées et les procédures pour les professionnels dans les métiers en demande ont été simplifiées.

Programmes d’immigration en Italie

L’Italie utilise un système de quotas (decreto flussi) pour réguler l’immigration professionnelle des ressortissants de pays tiers. Chaque année, des quotas sont définis pour différentes catégories : travailleurs saisonniers, professionnels hautement qualifiés, entrepreneurs. La « Carte bleue de l’UE » est accessible aux professionnels titulaires d’un diplôme supérieur et dont le salaire annuel est supérieur à 36 000 euros. Le visa pour les travailleurs indépendants (lavoratore autonomo) permet d’ouvrir sa propre entreprise.

Le programme Startup Visa Italia est destiné aux fondateurs d’entreprises innovantes disposant d’une idée commerciale concrète. Le visa pour les freelancers et les travailleurs indépendants du secteur numérique (visto per lavoro autonomo freelance) a été introduit en 2022. Le regroupement familial (ricongiungimento familiare) est possible à condition de disposer d’un revenu suffisant et d’un logement.

Obtention du permis de séjour

Permesso di Soggiorno — Permis de séjour en Italie
Obtention du permis de séjour — Première étape pour vivre en Italie

Dans les 8 jours suivant votre arrivée, vous devez déposer une demande de permis de séjour auprès du bureau de poste (Ufficio Postale). Le permis initial est délivré pour une durée de 1 à 2 ans. Un statut de résident permanent de l’UE (Carta di soggiorno CE) devient possible après 5 ans. Le permis de séjour papier est progressivement remplacé par une carte électronique (carta di soggiorno elettronica).

Le système fiscal italien

L’impôt sur le revenu IRPEF est calculé selon une échelle progressive : 23 % jusqu’à 15 000 euros, 25 % de 15 001 à 28 000 euros, 35 % de 28 001 à 50 000 euros, et 43 % au-delà de 50 000 euros. Au revenu fédéral s’ajoutent les impôts régionaux (1,23 % à 3,33 %) et municipaux (0 % à 0,9 %). L’IVA a un taux standard de 22 %, ainsi que des taux réduits de 10 %, 5 % et 4 %.

Les cotisations sociales du salarié représentent environ 9,19 % pour la plupart des catégories. L’employeur verse environ 29 à 32 % de ces cotisations. Les travailleurs indépendants versent des cotisations à l’INPS (gestione separata) au taux de environ 26,23 %.

Avantages fiscaux pour les « retournants » et les expatriés

Avantages fiscaux pour les immigrants en Italie
Le régime Impatriati est l’un des meilleurs avantages fiscaux pour ceux qui s’installent en Italie

L’Italie propose un régime Impatriati particulièrement avantageux : les revenus perçus en Italie ne sont pris en compte dans le calcul de l’impôt que à hauteur de 50 % (ou 30 % pour ceux qui s’installent dans le sud de l’Italie ou qui ont des enfants). Ce régime est valable pendant 5 ans et peut être prolongé. Il s’applique aux Italiens qui retournent dans leur pays ainsi qu’aux étrangers qui n’y ont pas vécu au cours des 2 dernières années.

Le régime Non-Dom (taxe forfaitaire de 100 000 € par an) permet aux étrangers aisés de payer une taxe fixe de 100 000 € par an sur tous leurs revenus étrangers.

Coût de la vie

Loyer à Milan : 1 400–2 000 €/mois ; Rome : 1 100–1 700 €/mois ; Florence : 900–1 400 €/mois ; sud de l’Italie : 400–700 €/mois. L’Italie est un pays aux contrastes : le nord est cher, tandis que le sud est beaucoup plus abordable.

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